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Etapes de vie
Films |
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| Etapes de vie |
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| 1949 |
André Raboud naît le 6 avril 1949 à Strasbourg, de mère française et de père suisse, originaire de Monthey, dans le canton du Valais. Il passe son enfance
en Alsace et en Champagne, et vient régulièrement en Suisse, à Choëx sur Monthey, pendant les vacances. |
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| 1959-1965 |
Etudes secondaires à Troyes et à Reims. |
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| 1966 |
Il s'installe en Suisse, à Monthey, avec sa famille. Apprentissage de décorateur dans un grand magasin à Monthey. |
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| 1967-1968 |
Il commence par s'intéresser à la peinture, installe un atelier, s'amuse à copier Van Gogh, mais, très vite, la matière déborde de ses toiles. Il préfère
le travail en trois dimensions. |
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| 1969 |
C'est l'époque des toutes premières sculptures en métal. Il abandonne définitivement la peinture pour se consacrer uniquement à la sculpture. |
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| 1970 |
Première exposition à Monthey. Il n'a que 21 ans. La même année, le peintre Jean- Claude Rouiller l'invite à exposer dans sa Galerie Art Libre, à Martigny.
Henry Meyer, de la Galerie du Guet à Lausanne, à qui il présente ses travaux, lui fait immédiatement confiance et lui organise une exposition à Lausanne.
Cette première ouverture vers l'extérieur le met en contact avec des artistes de la capitale vaudoise (Pierre Chevalley, Robert Favarger, André Gigon, Albert-E.
Yersin, etc.). A cette époque, son travail est tourné vers des recherches formelles sur le thème de l'agression et de la concentration. Ses sculptures sont en
fer ou en acier dans lequel il insère des cailloux à l'état naturel. |
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| 1971 |
En Valais, il se lie d'amitié avec les artistes Léo Andenmatten, Angel Duarte, Paul Messerli, Jean-Claude Rouiller et André-Paul Zeller. Ensemble, ils
organisent une exposition itinérante de peinture et de sculpture à Martigny et Monthey. Cette exposition, dite du groupe des six, est l'une des premières
manifestations collectives d'art non figuratif qui apparaissent sur la scène artistique valaisanne. Il rencontre également en Valais les artistes Walter
Fischer, Robert Tanner, Heidi et Peter Wenger. Première grande commande d'oeuvre monumentale pour l'usine Giovanola à Monthey (cette sculpture sera ensuite
offerte à l'usine Lonza à Viège par l'usine Giovanola qui commandera à l'artiste une autre œuvre en 1973). |
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| 1972 |
Mariage avec l'organiste Marie-Christine Theurillat. Premiers coulages en bronze et reliefs en aluminium poli. Ses travaux s'inscrivent dans une recherche de
formes proches de celles du corps féminin. Il pratique pendant quelque temps la sculpture sur bois. Première exposition personnelle importante au Manoir de
Martigny. |
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| 1973 |
Il est membre fondateur de la section valaisanne de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses créée cette année-là sous la présidence de Léo
Andenmatten. Il participe à la première exposition de sculpture en plein air organisée à Lausanne par la Galerie Henry Meyer (Sculptures en liberté). |
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| 1974 |
Il apprécie de plus en plus le travail de la pierre et pratique la taille directe. Il continue ses recherches formelles sur le corps et la sensualité. Voyage
en Crète d'où il revient avec un nouveau répertoire fait de signes emblématiques (hache, corne, table, etc.). Il participe à la Première manifestation d'art
contemporain du Mans; il y reçoit le premier prix de sculpture ainsi que celui de la critique. |
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| 1975 |
Commande d'oeuvres monumentales pour la ville de Monthey. Il rencontre Françoise Thorin, alors collaboratrice de la Galerie Henry Meyer à Lausanne qui le met
en contact avec la Galerie Marie-France Bourély à Paris. Exposition cette même année dans cette galerie. Il participe également aux Salons de la jeune sculpture
à Paris. Il fait la connaissance du critique Sylvio Acatos qui apprécie son travail et qui le soutiendra dans la presse. Première exposition personnelle à la
Maison des arts et loisirs de Thonon (France). |
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| 1976 |
Il passe quelque temps à Carrare en Italie où il travaille le marbre dans les grands ateliers ouverts aux artistes |
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| 1977 |
Il est professeur de sculpture à l'Ecole cantonale des beaux-arts de Sion, pour une période de deux ans. Première exposition personnelle à la Galerie Numaga à
Auvernier dans le canton de Neuchâtel; il y exposera régulièrement jusqu'en 1985. |
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| 1978 |
La mort du sculpteur et ami Marco Pellegrini le marque énormément et l'influence dans son travail. La même année, il voyage en Amérique centrale (Guatemala,
Honduras, Mexique), il y découvre l'art et l'architecture mayas. Ses recherches vont s'orienter vers le thème de la mort à la suite de ces deux expériences
fondamentales pour lui. A cette époque, il abandonne la production d'œuvres d'un esthétisme formel basé en grande partie sur la sensualité pour se consacrer à
des travaux plus immédiatement symboliques qui prendront la forme de tables sacrificielles ou de tombeaux. |
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| 1979 |
Réalisation d'une œuvre monumentale pour l'hôpital de Sion-Hérens-Conthey. Cette commande est une sorte de consécration valaisanne en même temps que l'occasion
pour lui de concrétiser un premier grand travail sur le thème vie-mort, agressivité-plénitude. Il organise la même année, avec Pascal Cadosch, une exposition de
sculpture en plein air à Bex, exposition qui sera à l'origine de la triennale de sculpture Bex et Arts. |
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| 1980 |
Il participe à Bienne à l'exposition de sculpture suisse et reçoit la bourse fédérale des beaux-arts. A la Galerie Numaga à Auvernier, il rencontre la
directrice de la Galerie Lopes de Zurich qui lui propose une exposition personnelle pour la même année ainsi qu'un contrat d'exclusivité qu'il accepte pour une
période de quatre ans. |
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| 1981-1982 |
Naissances de ses filles. Il s'installe à Saint-Triphon dans le canton de Vaud. Il habite une grande maison qu'il a lui-même restaurée et dans laquelle il se
construit un atelier de sculpture. |
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| 1983 |
Il découvre la sculpture du «Transi» du Cardinal Lagrange à Avignon. Il travaille sur le thème du passage d'un état à un autre. Recherches sur les gisants,
sculptures sur le thème du trépas. Importante exposition personnelle à la Fondation Pierre Gianadda à Martigny; à cette occasion, les éditions ABC à Zurich
publient une monographie qui lui est consacrée et dont Sylvio Acatos assure la rédaction. |
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| 1984 |
Réalisation d'une sculpture monumentale pour le bâtiment des Archives cantonales à Lausanne-Dorigny. Voyage en Inde. A son retour, H prépare une série de
travaux sur le thème des tours du silence (culte parci) et des Tables du repos. Il s'intéresse de plus en plus aux «Lieux sacrés». A l'occasion de conversations
avec des amis et à la lecture d'ouvrages de vulgarisation, il dé- couvre la civilisation celte qui le stimule énormément dans son travail. A partir de l'année
suivante, plusieurs de ses oeuvres y feront une référence évidente, «Abred» et «Hu Kadam», par exemple. |
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| 1985-1986 |
Professeur de sculpture à l'Ecole cantonale des beaux-arts de Sion. C'est pour lui une période de retour au pays et de réflexion, bien que de nombreuses
commandes publiques et privées dans la région du Bas-Valais et dans la Riviera vaudoise (Banque cantonale valaisanne, villes de Monthey, Montreux, Vouvry, etc.)
attestent la place importante qu'il occupe dans la vie culturelle de son pays. |
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| 1988 |
Poursuit ses travaux de sculpture dans le sens d'un ésotérisme distingué toujours plus apparent. Il utilise pour cela la superposition de matériaux divers,
cornes et plumes, cordes et poils, os et outils de fer qu'il assemble à des éléments sculptés plus traditionnels en marbre ou en granit. Commence une série de
sculptures sur le thème de la Nuit du condor. |
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| 1989 |
Importante exposition rétrospective, "Vingt ans de sculpture", au Musée cantonal des beaux-arts de Sion. Publication à cette occasion d'un catalogue
très documenté sur son œuvre et sur son travail. |
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| 1990-1992 |
Il accepte une invitation au Japon, où il exécute, à la demande de plusieurs musées, une série d'œuvres monumentales, principalement en granit noir d'Afrique.
Début d'une impressionnante série de sculptures en lave et en serpentine sur le thème de "L'homme qui crie", à la suite d'une visite au musée de la
bombe atomique d'Hiroshima. Mort accidentelle de sa fille Mélina en septembre 1992. |
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| 1993-1994 |
De retour du Japon, il abandonne progressivement un type d'ornementation qui mettait en avant les mélanges de matériaux et les superpositions, pour se tourner
vers une sculpture plus intimiste et silencieuse. Nombreux travaux en granit noir et en serpentine inspirés par les thèmes de la philosophie japonaise.
Importante commande de la Maison Nestlé à la Tour-de-Peilz en 1993, et mise en place devant le lac d'une sculpture ronde en granit noir d'Afrique, 333 cm de
diamètre. Exposition personnelle au Manoir de Martigny en 1993 où il présente pour la première fois les sculptures sur le thème de "l'homme qui crie et sur
le thème des "jardins". En 1994, à côté de la préparation d'œuvres monumentales en granit, travaux de sculpture d'atelier en serpentine et en quartzite
regroupés sous le titre de Porte pour un ange. |
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| 1995 |
Exposition personnelle au Tessin, à Cureglia au-dessus de Lugano, invité par la commission culturelle de la commune de Curegila et le comité de la SPSAS du
Tessin, en compagnie de l'architecte Luigi Snozzi. Publication à cette occasion d'un important catalogue. Derniers travaux sur le thème du cadre abordé de façon
très directe où la pierre éclatée s'oppose aux surfaces sciées ou polies. |
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| 1995-1997 |
Travail sur le thème des cadres sur la vie - Mémoire et la Mer, les Jeunes filles. |
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| 1998 |
Importante exposition de sculptures extérieures dans le parc du Jardin botanique, Neuchâtel, en parallèle avec la Galerie Numaga, Auvergnier. Invité pour une
grande expo de sculptures monumentales et petit format par la galerie Kleinherz à Ludwigshafen, Allemagne. «Entre ciel et terre», Venthône, première exposition
avec son épouse Marie-Christine qui présente ses oeuvres musicales en concert. Il faut encore signaler les nombreuses éditions de multiples en bronze, les
émissions de radio avec Alphonse Layaz et les reportages filmés sur son travail, par Agnes Guhl-Bonvin. |
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| Dès 1999 |
La jeune fille et la mort, La mémoire et la mer, Les jeunes filles, Les grands passages, autant de figures emblématiques qui reviennent inlassablement hanter
et nourrir le répertoire formel d’une production extrêmement généreuse et prolifique. Aujourd’hui, ce répertoire formel se concentre de plus en plus sur la
thématique des Amants, des grandes Stèles et des Monolithes, tous de granit noir d’Inde ou d’Afrique. Ces dernières années seront l’occasion de nombreuses
expositions, en particulier dans le sud de la France, en Valais et à New York, de nombreuses commandes monumentales attestent de sa reconnaissance. |
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| 2009 |
Importante présentation de son travail au Théâtre de la Ville de Monthey, "Quarante ans de sculpture", quarante ans après celle de 1969. L’ensemble de ces
sculptures et leur évolution, le choix des matériaux utilisés, la technique même du travail, constitue ainsi une oeuvre très construite, à la charge symbolique
forte, d’une volonté essentialiste affirmée et d’une capacité émotionnelle soutenue. |
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