Gottfried Tritten

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1923

Gottfried Tritten naît le 13 décembre à La Lenk dans le canton de Berne. Il passe sa jeunesse dans le paysage montagneux du Simmental.

 
1943-1948 fréquente l’Ecole d’Arts Appliqués de Bâle
 
1948 Diplôme de professeur de dessin.
 
1948-1951

Etudes d’histoire de l’art, de philosophie et de psychologie aux universités de Bâle et de Berne.

 
1949

Voyage dans le Midi de la France et rencontre Pablo Picasso à Antibes.

 
1950-1970

Il travaille comme professeur d’éducation artistique à l’Ecole Normale Cantonale de Thoune.
Il découvre le Valais où il croque de nombreux paysages et quelques personnages. S’oriente vers le non-figuratif.
«Qu’est-ce l’abstraction?»

 
1950 Première exposition en Suisse.
 
1951-1952

Voyages au Maroc, pratique le dessin, la peinture et le collage. Il découvre l’importance de la relation dialectique entre homme-paysage. Ce changement iconographique s’accompagne d’un élargissement du format de ses toiles. Gottfried Tritten revient à un contexte dominé par les valeurs de l’abstraction.

 
1953

rythmes linéaires. En Valais, Gottfried Tritten fait la connaissance de René-Pierre Bille- De cette amitié naît «La Valais», portfolio de 30 lithographies en couleurs illustrant les poèmes de René-Pierre Bille, qui lui vaut la bourse fédérale pour les arts appliqués

 
1954

Il rencontre les écrivains Hermann Hess et Friedrich Dürrenmatt dont il fait le portrait (dessins, lithographies, peintures). Obtient un prix au concours de portraits du «Crédit d’art» à Bâle.

 
1955

Il s’établit à Oberhofen au bord du lac de Thoune en face du Niesen qui deviendra plus tard pour lui l’incarnation même de la montagne.

 
1957

Troisième séjour au Maroc. Il expérimente la combinaison des éléments de la réalité perceptive avec ceux élaborés par son imagination.
Expositions en Suisse et en Allemagne (Frankfort, Hanovre, Brême). Fonde le Club 57, une association pour le soutien de l’art contemporain en Suisse
Premier séjour en Grèce où il rencontre le poète Odysseus Elytis.

 
Entre
1958 et 1967

C’est une période très importante pour la démarche artistique de Gottfried Tritten. Il est très stimulé par les travaux de l’action painting américaine et son geste pictural se libère avec l’ambition de se forger un langage, une grammaire de signes qui soit organiquement liée à sa confrontation personnelle avec la réalité de la perception. Il travaille de préférence dans les oppositions noir/blanc et dans les monochromes. «Trop de couleurs, c’est au détriment du rythme, de l’écriture.»
Expositions en Suisse et en France (Paris, Brest, Lyon, Bordeaux).

 
Entre
1964 et 1969

Plusieurs commandes publiques: tapisserie d’Aubusson pour l’entrée de l’Hôtel de Ville et mosaïque pour la Banque Cantonale de Thoune. «Le germe de la vie», vitrail pour l’hôpital régional d’Herisau. D’ailleurs dans ces années-là, Tritten s’intéresse de près aux philosophies orientales en particulier au Zen qu’il travaille sur l’opposition dialectique de ces deux forces.

 
1968 Il rencontre à Bâle le peintre Franck Tobey qui partage des expériences sur le Zen.
Premiers essais de tableaux à compositions interchangeables.
 
1969 Il se construit un atelier en Valais à Grimisuat.
Séjours aux Etats-Unis et au Canada, rencontres avec des artistes du pop-art et de l’action painting.
 
1969-1980 Travaille comme professeur au Centre de formation du corps enseignant secondaire, à l’Université de Berne.
 
1970 Exposition au Musée des Beaux-Arts de Lisbonne et aux Etats-Unis.
 
1974 Exposition rétrospective au Kunstmuseum de Thoune.
 
Dès 1974

Cycle de tableaux à plusieurs éléments interchangeables ou non. «Tout au long de va vie, ce sont les réalités ordinaires qui ont échauffé mon imagination, les paysages, les hommes, les choses de la vie quotidienne. Les thèmes de mes dessins et de mes peintures sont restés les mêmes au cours des années. Parmi eux figure la montagne. Homme de la montagne, je suis fasciné d’abord par son apparence perpétuellement changeante. Mais je vois aussi en elle un symbole de l’esprit humain qui aspire toujours plus haut, qui ouvre des horizons toujours nouveaux. Enfin, dans le monde des représentations et des images intérieures, la montagne se transforme en signes toujours nouveaux où ce qu’elle a d’invisible, de mystérieux, de magique cherche à s’exprimer».
Toute manière de voir est une possibilité, toute confrontation fait naître d’autres possibilités et conduit à de nouvelles expressions picturales.

 
1977 Il s’établit en Valais à Grimisuat.
 
1982 Prix de la commune de Grimisuat.
 
1985 Il est nommé Docteur honoris causa de l’Université de Berne.
 
1986 Prix culturel de la Ville de Thoune.
Exposition rétrospective au Kunstmuseum de Thoune.
 
1987

Exposition rétrospective au Musée cantonal des Beaux-Arts de Sion.
Très nombreuses expositions en Suisse et à l’étranger, commandes publiques. Travaux sur le cycle du Tao et sur celui de la Porte d’Ishtar.

 
1992 Exposition rétrospective au Musée des Beaux-Arts d’Helsinki avec publication d’un important catalogue de ses œuvres.
 
1994 Rétrospective au Manoir de la Ville de Martigny et à la Fondation Louis Moret à Martigny.
 
Dès 1995 Travaux sur la couleur rouge, recherches, études et peintures.
 
1997 Voyage d’études au Japon.
Prix de consécration de l’Etat du Valais cette même année.