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Terminé son apprentissage en qualité de dessinateur en bâtiment chez l’architecte Oreste Pisenti
à Locarno, il s’intéresse à l’art à partir des années cinquante. Il entreprend, alors, une série de voyages et de
séjours à l’étranger.
De 1960 jusqu’à 1974, il s’établit à Genève. De 1976 jusqu’au début des années nonante, il partage sa vie entre
Paris et Menzonio et, en 1998, il part vivre à Vienne jusqu’en 2003 où il part pour Cologne.
En 1964, débute sa première exposition au Musée Rath à Genève ; en 1970 il est invité à Amsterdam hôte des
ateliers Stedelijkmuseum et en 1973 il représente la Suisse à la biennale de San Paolo au Brésil.
En 1994 le Kusnstmuseum de Berne et le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel lui dédient une vaste rétrospective.
Malgré la mobilité géographique existentielle et métropolitaine de Camesi, le petit village de Menzonio, attaché au
flanc de la montagne, reste un incontestable point de repère, pas seulement pour ses propres racines, mais aussi pour
son rustique et primitif langage de la ‘première nature’.
Tout son art, en effet, pendant presque quarante années a pour but de traduire, dans le signe artistique, la
continuité d’un dialogue, jamais interrompu, avec la mère nature.
Dans l’unité de sa singulière recherche artistique, il trouve une synthèse esthétique et conceptuelle, aussi bien
dans les signes de la nature que dans ceux de la pensée ou du geste humain (point, ligne, surfaces, géométries,
empreintes des mains ou des pieds, etc.) qu’il faut souvent dialoguer entre eux.
Il ressort de son œuvre, une conception de l’art principalement inspirée au dialogue et le reflet entre l’homme et
la nature, conçue comme une progression de la nature à travers l’homme, qui s’amplifie en ondes concentriques qui
tendent à l’infini.
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