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Faro |
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Nationalité italienne, voit le jour en 1957. Enfant de la deuxième génération, scolarité obligatoire, CFC de dessinateur en construction métalliques, études de lettres à Lausanne. En parallèle, pratique depuis toujours - en autodidacte - peinture et sculpture. A 35 ans, se lance dans la sculpture sur bois, professionnel depuis cinq ans. Son travail est caractérisé par la sincérité et le sérieux, ses œuvres renvoient par le détail à une vision poétique de la vie. Extrait de travaux et commentaires Rencontrer Faro, c'est plonger dans une pensée subtile, noire, un
déchaînement d'idées. Lorsqu'il sculpte, Faro lutte encore pour atteindre l'essentiel. Comme il cisèle les mots, il travaille le bois. Ses sculptures aux noirs profonds, aux surfaces polies de coquillage, ses entrelacs savants emprisonnés dans
leur encadrement fruste tiennent du totem, de l'idole païenne, du bijou barbare. De sa manière, il avance: "Je n'ai pas de méthode. Je n'ai pas d'idée. Mes sculptures ne sont pas de l'ordre du conçu, mais du primaire, de l'intuitif". Transcrire la fulgurance de l'émotion, voilà le travail: "La difficulté est de trouver les émotions premières. Chemin faisant, elles se ramifient. Comme un brouillard volontaire, je fais mes propres fumigènes". Il a dit aussi vouloir éviter les raccourcis, préférant les chemins les plus longs: "On demande aux artistes de faire sens. J'aimerais susciter le désir de vivre, la part du rêve." La souffrance: "Elle est ontologique, on ne fait rien sans elle." La nature: "Il faut trouver son monde. J'ai regardé des écorces, des aiguilles de pin, des périphéries. Du coup apparaît le sujet." Enfin, "Il faut ouvrir les yeux, chercher l'infini." [Véronique Ribordy, historienne de l'art] |