Marie Gailland

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Silences

Le silence est un feu.
Il consume et consomme.
Ne convient-il pas de l'alimenter?
Tout peut le nourrir, à une seule condition: laisser passer...
Ne pas faire obstacle.
Se contenter d'être l'instrument qu'un souffle fera vibrer;
être le roseau que le vent fait chanter.
[Marie-Madeleine Davy]

Le chemin vers la lumière
«… Au début, mon état d’urgence me faisait penser à une armée sans chef. Aujourd’hui, je ne souffre plus et je suis arrivée à garder le meilleur de cet état. C’est une urgence de bonheur, un état où l’on brûle. Disons un bonheur pressé de se nourrir. J’ai toujours travaillé spontanément, un peu à la manière de l’enfant, mais en m’efforçant continuellement de laisser passer à travers mes gestes une maîtrise plus forte, plus juste. Je peux donc difficilement parler de ce vers quoi je vais, mais je sais que mon travail consistera toujours à rechercher la conjugaison magique de l’innocente spontanéité et de la maturité du geste. Et bien sûr dans l’idéal, j’aimerais pouvoir donner toujours mieux et toujours plus… » 
M. G.

L’univers particulier de Marie Gailland nous plonge dans un monde où elle cherche à faire fusionner des notions contraires: la matière et l’esprit, l’horizontalité et la verticalité, le sensuel et le spirituel, l’art figuratif et l’art abstrait, les cris et les silences

Née en 1954 à Martigny.
Ecole cantonale des Beaux-Arts, Sion 1972-1973.
Ecole des Beaux-Arts de Paris, cours à l’Académie de la Grande Chaumière et cours Jean Calvin, Paris 1974-1975.
Voyage aux Etats-Unis, au Canada 1978, en Inde 1982.
Membre de Visarte (société des peintres, sculpteurs et architectes) depuis 1986.
Prix d’encouragement de l’Etat du Valais 1991.
Bourse Visarte pour un séjour à la Cité internationale des Arts, Paris 1993-1994.
Prix de la Ville de Martigny 1998.

L’univers particulier de Marie Gailland nous plonge dans un monde où elle cherche à faire fusionner des notions contraires: la matière et l’esprit, l’horizontalité et la verticalité, le sensuel et le spirituel, l’art figuratif et l’art abstrait, les cris et les silences.

 

Pour l’artiste, son travail s’apparente à un chemin qui mène à la lumière.

Car l’art n’a pas seulement pour but de créer des images, il est aussi plus intimement une recherche de sens à l’existence. Il est pour Marie Gailland une possibilité de transcendance, une quête de sens, une démarche qui porte sur la dimension spirituelle qu est en nous.

En effet, quand on suit le parcours artistique du peintre, on constate partout cette soif d’évolution, d’élévation. Cette quête de l’essentiel qui se traduit dans la verticalité des formes et leur densité vibratoire.

Ses œuvres témoignent d’une grande sérénité acquise, d’un état d’esprit particulier qui naît dans la pratique et la maîtrise de la peinture.

[Extrait du catalogue de la rétrospective de M. Gailland au Manoir de la ville de Martigny - Catherine Schaller]