Aurélie Nemours

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Aurélie Nemours

Paris 29 octobre 1910 - Paris 27 janvier 2005) fut une artiste et peintre française.

Elle étudie à l'École du Louvre, fut élève notamment de Fernand Léger et André Lhote, prend le chemin de l'abstraction géométrique, privilégiant les lignes, les angles droits, les surfaces monochromatiques carrés ou rectangulaires jusqu'à un certain minimalisme avec des œuvres sur le tard en noir et blanc.

Aurélie a longtemps poursuivi un travail solitaire soutenu par quelques amateurs passionnés. Elle commence à se faire connaître dans les années 80, notamment en Allemagne.

Le parcours chronologique, depuis les années 50 jusqu'aux années 90 (le dernier tableau, appartenant au musée de Grenoble, date de 1992), fait apparaître chacune des étapes importantes de l'évolution d'une œuvre d'une construction rigoureuse fondée sur l'horizontale, mais aussi sensible, comme en témoigne l'utilisation subtile et inventive de ce qu'elle appelle l'"instant couleur".

Selon Aurélie Nemours, "La découverte de la portée spirituelle de la verticale l'a fait renoncer aux séductions tentatrices de l'oblique."

L'expression d'Aurélie Nemours use d'un nombre restreint de formes: tirets, angles droits, croix, points, surfaces carrées et rectangulaires.

Depuis 1953, elle accomplit sans faiblesse une recherche se limitant à l'utilisation de lignes horizontales et verticales, parallèles aux bords du support.

S'il fallait préciser pour quelles raisons l'œuvre d'Aurélie Nemours a atteint au cours des années la haute tenue morale qui la caractérise, peut-être faut-il évoquer sa façon particulière d'accueillir le vide, terrain où elle fait voyager les énergies de la ligne et du nombre.

Explorant la problématique de l'angle droit, le noir et le blanc s'emploient à prouver qu'aux limites de ce qui est perceptible, il n'y a pas le chaos, mais des espaces innombrables.

Après les "Sériels" de 1986 elle revient à la couleur, qui est chez elle une respiration nécessaire.

Apparaissant alors les "Quatuor", quatre toiles monochromes, carrées, placées côte à côte. Couleurs vibrantes malgré leur neutralité.

Aurélie Nemours parvient alors à l'essence même du signe, ses nouvelles croix étant définies par le seul, mais parfait contact entre les quatre tableaux et n'ayant donc plus aucune substance, échappant à toute pesanteur.

En 1998, elle crée d'étonnants vitraux pour le prieuré de Notre Dame de Salagon. De couleur uniforme et pourpre, afin, dit-elle de : "maintenir une valeur unique pour toutes les verrières, et que cette valeur unique ne bouge qu'en fonction de l'heure du soleil."

Pour Aurélie Nemours, la voie de l'abstraction aura été le moyen d'accorder à la perfection se démarche plastique et sa philosophie, de ne faire qu'une son œuvre et sa vie.

En 1998, elle conçoit les vitraux de Notre Dame de Salagon à Valence (Espagne).

En 2001, un prix Aurélie Nemours a été crée par l'artiste. Elle s'est arrêtée de peindre en 2002.

En 2004, le centre Georges-Pompidou, à Paris, fait une rétrospective de son œuvre au cours de l'exposition «Rythme, nombre, couleur».

En 2005, la ville de Rennes investit 1.6 million d'euros dans son œuvre post-mortem : " Les Alignements" ("soixante-douze colonnes de granit bleuté, hautes de 4,50 mètres et placées à intervalles réguliers").