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| Articles parus: | ||
| Christophe Fovanna, Le Matin, 06-06-2006 " La galerie Ô quai des arts, de Vevey, présente une série (de tableaux) magnifique qui nous fait (re)découvrir un peintre romand dont on a trop peu souligné l'importance " |
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| Françoise Jaunin, 24 heures, 16-06-2006 " Dans une variante post-cubiste personnelle, il (Jean Viollier) décale formes et couleurs pour donner à chacune leur autonomie. Les corps sont vigoureusement campés d'une cerne noire, tandis que la couleur s'égaille et se fractionne librement, sans se laisser enfermer dans les frontières anatomiques." |
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S’il y a un pays que Jean Viollier a aimé, observé, choyé le bassin lémanique au point de le peindre magnifiquement et personnellement, c’est celui du bassin lémanique. Né à Genève en 1896 et après un premier séjour à Paris (jusqu'en 1931), il a vécu à Genève et Pully de 1932 à 1950. Puis il retourne s'installer définitivement à Paris. Il restera néanmoins très fidèle au bord du Léman qu'il visite annuellement. De forts nombreux paysages ou scènes quotidiennes - dont toutes ces scènes de plage présentées à la galerie Ô Quai des Arts - en témoignent. L'artiste est alors à l'apogée de son art. Il s'éteint à Paris en 1985. Adepte du précisionnisme, chantre du surréalisme, précurseur de la technique dite des "transparences, grand maître du figuratif et du réalisme, Jean Viollier a excellé dans tous les genres en grand chef d'orchestre de l'harmonie des couleurs. Il a tout sacrifié; pour pouvoir peindre selon ses désirs, c'est-à-dire en toute liberté sans avoir à subir d'influence extérieure. Et toujours en se renouvelant." L’ensemble du travail de Jean Viollier est un témoignage. Il nous rappelle que l’œuvre d’art n’a de valeur que si elle est le reflet d’événements intérieurs, la «révélation du paysage» de l’artiste. .…Pour ces nouvelles expériences, Viollier favorise un motif : Les baigneurs sur la plage. Il en recueille les sensations, l’été, dans ses carnets de croquis ou de gouaches, puis les transpose sur la toile avec toute sa sensibilité inventive. …. «J’ai voulu amener à l’évidence l’irradiation colorée des formes sous cette lumière particulière de la pénombre ombragée, sans avoir recours aux procédés impressionnistes, en restant strictement dans la révélation force-formes- couleurs.» En avançant dans le temps et dans la recherche, il arrive que certains thèmes purement poétiques rejoignent certaines de ses aspirations surréalistes. Il obtient alors, dans un style para surréaliste, l’équivalence de sa sensation visuelle et nous prouve que loin des dogmes et des classifications, il reste fidèle à lui-même, amoureux de la forme et poète à la fois. L’intelligence, la réflexion, la sévérité, la ténacité, la croyance sans faille en son métier l’ont poussé constamment à la recherche et l’ont fait progresser dans la voie d’une géométrie qui ignore la polémique du figuratif et du non figuratif. |
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