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Pierre Zufferey |
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Après le silence… La fenêtre s’ouvre et l’atelier du peintre accueille une énergie nouvelle, rythmée par des élans, des mouvements puissants et des battements de formes dans l’espace. Le noir, brillant et chaud, parade avec un gris subtil, camaïeu de cendres gris et vert, frangé de transparence. Le sombre est jubilatoire et retient la clarté. Pour finir par affronter des à plat de rouges intenses, des fêtes à l’espagnole, des célébrations, des corridas. L’esprit est à la verticalité, à l’ascension. Les textures ont de la vigueur, des matités éloquentes, substantielles. Le peintre s’est emparé de l’infini et l’apprivoise sans abandonner pour autant, dans des petits formats, des intimités émouvantes à fleur d’eau, sous la pluie, et des espaces terre de Sienne pour filtrer la lumière. L’œuvre de Pierre Zufferey, façonnée de tensions jubilatoires, éclate d’une liberté ardente qui dit tout sur l’évolution de l’homme et de l’artiste. Josyane Chevalley |